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Sessions de printemps 2021

Les “Sessions de printemps” sont le rendez-vous historique des Journées de la prévoyance. Aujourd’hui, alors que l’événement a passé le cap des 10 ans, ce sont plus de 300 professionnels du 2e pilier qui se rassemblent à cette occasion dans le cadre magnifique du Grand Hôtel Suisse-Majestic, à Montreux. Répartis en deux sessions de deux jours (mercredi et jeudi, ou jeudi et vendredi), ils passent ensemble la “Journée commune” (jeudi) qui, avec ses intervenants de renom et sa table ronde, fait figure de véritables états généraux de la prévoyance professionnelle en Suisse romande.

Impact environnemental :
les caisses de pension doivent-elles/peuvent-elles sauver la planète ?

16-17/17-18 juin 2021
Grand Hôtel Suisse-Majestic, Montreux, Suisse

Brève présentation de l'édition

Impact environnemental :
les caisses de pension doivent-elles/peuvent-elles sauver la planète ?

Après une année 2020 très perturbée par le Covid-19, les Journées de la prévoyance sont de retour en 2021 avec des Sessions de printemps qui s’annoncent des plus passionnantes. Au programme, l’investissement durable qui met sous pression les acteurs du 2e pilier, et qui interpelle les conseils de fondation. Leur obligation de diligence et leur statut de plus puissant groupe d’investisseurs du pays imposent-t-il désormais aux institutionnels de sauver la planète ? Ces acteurs s’interrogent sur les moyens d’atteindre un rendement raisonnable en s’imposant le filtre supplémentaire des critères de durabilité, alors qu’il est déjà difficile d’atteindre cet objectif sans contrainte.  A l’initiative de groupes d’influence sont apparus des ratings qui classent les caisses de pensions selon leur impact environnemental – ratings avec lesquels les acteurs de la prévoyance professionnelle ne sont pas forcément familiers.

Pour en parler, nous aurons le plaisir d’accueillir, durant la Journée commune du jeudi 17 juin, Dr Laurence Duc, qui dirige la section « Planification environnementale » chez EBP Schweiz AG à Zurich, et qui a élaboré le rating climatique des caisses de pension proposé par l’Alliance climatique suisse. Qui sont ces nouvelles parties prenantes qui interpellent les caisses de pension ? Quels objectifs visent-elles ? Quelles méthodes appliquent-elles et quels critères retiennent-elles pour leurs évaluations ? Autant de questions que nous aborderons avec Mme Duc et qui seront également débattues lors de la traditionnelle table ronde qui clôt la Journée commune.

Ateliers et conférences de formation
Les Journées de la prévoyance 2021 – Sessions de printemps se dérouleront comme d’habitude en deux sessions de deux jours (16-17 juin et 17-18 juin) et proposeront, outre les conférences d’invités de marque et le débat lors de la Journée commune, un programme complet avec une variété de sujets qui fait de ce rendez-vous désormais incontournable une plateforme consistante de formation.

  • Ateliers – Les participants choisissent quatre ateliers parmi les six thèmes proposés (Actuariat I & II, Juridique, Gouvernance, Fiscalité, Investissement). D’une durée de 1h15, animés chacun par deux spécialistes, ces ateliers sont l’occasion de partager ses expériences et de confronter ses idées sur des thèmes spécifiques à la prévoyance professionnelle suisse.
  • Conférences – Outre les ateliers, les participants pourront choisir de suivre deux conférences parmi trois sujets proposés. Le thème de l’investissement durable sera, là aussi, largement traité puisque deux conférences lui sont consacrées, abordant notamment la question récurrente de la compatibilité entre objectifs de rendement et contraintes « vertes ». Nous parlerons également de solutions de prévoyance, avec le défi que représente les nouveaux modes de vie.
  • Journée commune – Outre Dr Laurence Duc, nous aurons le privilège d’accueillir, lors de la Journée commune, deux autres conférenciers de référence. Mme Rosalie Vendette, experte en finance durable, évoquera le succès rencontré au Québec par l’ISR, alors que le grand voisin américain fait figure de mauvais élève en la matière. M. Ousseynou Nakoulima, Directeur pour l’Europe de l’Ouest chez IFC à Paris, nous fera mieux connaître, pour sa part, les « obligations vertes », et nous expliquera comment l’innovation financière peut servir l’impact social.

Les organisateurs des Journées de la prévoyance 2021 se réjouissent d’accueillir les participant(e)s à Montreux, dans un magnifique cadre, avec une atmosphère professionnelle et toujours conviviale, pour un rendez-vous à forte valeur ajoutée en termes de formation, de débat et de partage d’expériences.

 

Programme détaillé

Mercredi 16 juin 2021

Dès 09.00 Accueil des participants de la Session 1
09.45 – 11.00 Ateliers 1
11.15 – 12.15 Conférences A
  Repas de midi
13.45 – 14.45 Conférences B
15.00 – 16.15 Ateliers II
  Pause
16.45 – 18.00 Ateliers III
Dès 19.30 Apéritif, puis repas du soir

 

Jeudi 17 juin 2021 – Journée commune

07.00 – 08.30 Petit-déjeuner
08.30 – 09.45 Ateliers IV
  Pause (Session I)
Dès 09.30 Accueil des participants de la Journée commune et de la Session II
10.15 Début de la Journée commune
10.30 – 11.30 L’investissement responsable: l’exemple du Québec et de ses fonds de pensions
Conférence de Rosalie Vendette (ex-Mouvement Desjardins)
11.30 – 12.30 L’innovation financière au service de l’impact social : l’exemple des « obligations vertes »
Conférence de M. Ousseynou Nakoulima (IFC, Banque mondiale)
  Repas de midi
14.00 – 15.00 Rating de l’Alliance climatique suisse : comment évaluer les efforts de décarbonisation des caisses de pension suisses ?
Conférence de Dr Laurence Duc (EBP, Alliance climatique suisse)
15.00 – 16.15 Impact environnemental : les caisses de pension doivent-elles/peuvent-elles sauver la planète ?
Table ronde
  Pause
16.45 Fin de la Session I
16.45 – 18.00 Ateliers 1
Dès 19.30 Apéritif, puis repas du soir

 

Vendredi 18 juin 2021

07.00 – 08.15 Petit-déjeuner
08.15 – 09.30 Ateliers II
  Pause
10.00 – 11.15 Ateliers III
11.30 – 12.30 Conférences A
  Repas de midi
13.45 – 14.45 Conférences B
15.00 – 16.15 Ateliers IV
  Pause
16.30 Fin de la Session II

 

Ateliers

Actuariat I – Quelle politique de rémunération adopter dans un contexte de taux bas ?
M. Bernard Romanens, Expert en assurance de pensions, Directeur, Pittet Associés SA
M. Luc ABBE-Decarroux, Vice-président, CIEPP – Caisse Inter-Entreprises de prévoyance professionnelle

La politique interne adoptée pour la détermination du taux d’intérêt crédité est différente dans chaque institution de prévoyance. Quelle marge de manœuvre possède ou s’octroie le Conseil de fondation pour la fixation du taux crédité ? Quels indicateurs sont considérés ? Quels critères de décision sont appliqués ? Dans un contexte de taux bas et de performances volatiles, il n’est pas simple d’assurer un financement et un niveau de prestation à long terme dans la conjoncture actuelle des marchés financiers. C’est là que la politique de rémunération revêt toute son importance !


Actuariat II – Réformes du 1er et 2e pilier : quo vadis ?
Stéphane Riesen, Expert en assurance de pensions, Directeur général, Pittet Associés SA
Dr. Olivier Kern, Expert en assurance de pensions, Directeur, Pittet Associés SA

Dans le cadre de cet atelier, nous nous intéresserons aux défis et aux enjeux des réformes prévues dans le 1er et le 2e pilier. La réforme AVS 21 pourrait entrer en vigueur au 1er janvier 2022 déjà. Nous montrerons les conséquences pratiques de cette réforme pour le 2e pilier et en particulier les modifications réglementaires nécessaires dans certaines caisses de pensions. Nous traiterons également la proposition la plus récente du Conseil fédéral, respectivement des partenaires sociaux, concernant le projet de révision LPP et discuterons les alternatives possibles. Les participants seront également invités à faire part de leurs idées et à les développer dans le cadre de petits groupes de travail. Finalement, nous analyserons avec les participants les conséquences des modifications de la LPP qui entreront en vigueur au 1er janvier 2021, suite à la réforme des prestations complémentaires.


Investissement – Les politiques monétaires des banques centrales et leur impact sur les caisses de pensions
Marc Fournier, CFA, Expert en assurance de pensions, Directeur, Pittet Associés
Yann Schorderet, Conseiller en investissement senior, Directeur adjoint, Pittet Associés

Les grandes banques centrales poursuivent ou ont récemment repris le biais de l’assouplissement quantitatif. Après déjà 10 ans de pratique de ces politiques monétaires non conventionnelles, où cela va-t-il s’arrêter ? Les politiques ultra expansives doivent-elles désormais être considérées comme ordinaires, à savoir non plus comme des mesures exceptionnelles mais comme des constantes avec qui il faudra désormais compter ? Au cœur de ces pratiques, il est nécessaire de décrypter le système bancaire d’aujourd’hui. Comment marche l’assouplissement quantitatif (QE) concrètement sur les intermédiaires économiques et financiers ? Qui profite ou pâtit de ces politiques, et surtout comment les fonds de pension sont et seront impactés par ces mesures non conventionnelles qui semblent là pour durer ?


Gouvernance – Enjeux de la gestion des institutions de prévoyance dans un contexte de tensions – quelle gouvernance adopter, comment mesurer l’efficacité du conseil ?
Philippe Lienhard, PwC, Directeur, Lausanne
Dr Nadège Bregnard, Docteure en finance de l’UniNE et Collaboratrice scientifique à l’OFS pour la statistique des caisses de pensions, Neuchâtel

Les changements socio-démographiques ainsi que l’environnement économique mettent beaucoup de pression à court terme sur les conseils de fondation pour afficher de bonnes performances, possiblement au détriment de la performance à long terme. La complexité grandissante des portefeuilles des caisses de pensions amène les experts à jouer un rôle croissant dans leur gestion. Les nombreuses parties prenantes impliquées ont des intérêts souvent divergents: assurés actifs – retraités, représentants des assurés – représentants de l’employeur, conseil de fondation – direction/actionnaires, consultants en investissements, etc. Leurs interactions sont autant de points de tension qui peuvent donner lieu à des situations où la prise de décision est guidée par les intérêts des parties impliquées plutôt que par l’intérêt général des bénéficiaires de l’institution. Face à ces enjeux, la gouvernance des conseils de fondation doit s’adapter (rôle du conseil de fondation, compétences de ses membres, processus de sélection des mandataires (gérants de fortune, actuaire, organe de révision, etc.), processus de prise de décision, etc.). Dans le cadre de cet atelier, les participants discuteront des mécanismes de gouvernance à adopter à la lumière des résultats récents d’une étude qui montre les effets de la gouvernance sur la gestion de fortune et propose un concept de mesure de l’efficacité du conseil.


Fiscalité – Actualité et pratique fiscales en matière de prévoyance professionnelle
Gladys Laffely Maillard, Expert fiscale diplômée, indépendante
Yves Grangier, Expert fiscal diplômé, Directeur, PwC

Les grands principes définissant la prévoyance professionnelle et introduits dans la loi au 1er janvier 2006 ont été développés par les autorités fiscales et la Conférence suisse d’impôts. Malgré tout, l’interprétation de ces textes légaux n’emporte pas l’unanimité. Quels rôles les autorités fiscales jouent-elles dans le développement de la pratique suisse et internationale en matière de prévoyance professionnelle ?


Juridique – Actualité et pratique juridiques en matière de prévoyance professionnelle
Dr Guy Longchamp Titulaire du brevet d’avocat, Chargé de cours UNINE, Directeur, Pittet Associés SA
Me Rayan Houdrouge, Associé, Lenz et Staehelin

Les tribunaux rendent quotidiennement des décisions qui viennent concrétiser et compléter les normes contenues dans les lois et ordonnances applicables en matière de prévoyance professionnelle. Parmi les jugements rendus, ceux de notre Haute Cour revêtent une importance particulière et donnent une orientation au droit de la prévoyance. L’objectif de cet atelier est de présenter quelques jugements récents du Tribunal fédéral posant des règles générales sur des thèmes importants pour les dirigeants d’institutions de prévoyance et d’en évaluer les conséquences pratiques sur leurs activités. Cet atelier se basera sur des cas pratiques pour vous guider au travers des méandres de l’invalidité, au regard de l’évolution de la loi, de la jurisprudence et de la doctrine.

Conférences

Investissement – La durabilité des Etats : quelle pertinence pour mon portefeuille d’obligations souveraines ?
Ophélie Mortier, Stratégiste ISG, Degroof Petercam

La crise de 2008 a montré à quel point un pays très endetté est en proie aux chocs des marchés financiers. Elle a également soulevé des questions sur la qualité dite « sans risque » des obligations souveraine et montré comment ces obligations sont plus résistantes en période de crise dans les pays présentant un meilleur développement durable. Elle a également montré les faiblesses de certains modèles économiques et financiers, mono-perspectifs, alors que l’existence de nombreux liens entre les facteurs ESG, la croissance et le développement économique à long terme d’un pays a été prouvée. La recherché académique a démontré qu’il existe une corrélation entre la qualité de la gouvernance des institutions d’un pays et son risque de défaut de paiement. En retour, la bonne gouvernance implique la mise en œuvre de politiques qui favorisent les dimensions sociales et environnementales de la durabilité. En revanche, des facteurs non durables tels que la corruption, le manque de liberté ou la bureaucratie sont connus pour être particulièrement préjudiciables aux investisseurs étrangers. Notre économie mondialisée est confrontée à des défis majeurs, notamment la croissance démographique, et la rareté des ressources naturelles, les défis technologiques et surtout le risque du changement climatique. Tous ces défis sont interdépendants et ces « interconnectivités » requièrent une approche holistique sur les trois dimensions – environnementale, sociale et de gouvernance – y compris dans l’analyse fondamentale des pays et de leurs dettes souveraines.


Investissement II – Le Private Equity : « bon ou mauvais élève » en terme d’engagement ESG ?
Christian Waldvogel, Directeur associé, Renaissance

La perception « traditionnelle » veut que le Private Equity (PE) soit considéré comme destructeur de valeur en matière d’investissement durable.  Des articles font fréquemment la Une des journaux en catégorisant le PE comme dévastateur ; au niveau social en terme de réduction d’emplois et de détérioration des conditions de travail; au niveau de la gouvernance ; au niveau de la pérennité financière des entreprises par une gestion à court terme dont le seul objectif est l’augmentation de la profitabilité des sociétés investies. Le PE est-il vraiment un si mauvais élève en termes d’engagement ESG ?  Ces reproches sont-ils justifiés ?  Des études académiques récentes mettent en évidence que, contrairement aux idées reçues, le PE a son rôle à jouer dans l’amélioration des conditions de travail au sein des entreprises investies, tout en optimisant les performances financières. Le PE est-il susceptible de devenir un “bon élève” en termes d’engagement ESG? Le PE est idéalement positionné pour agir comme vecteur de changement en matière d’ESG. En effet, les gestionnaires de PE disposent des clés nécessaires pour devenir de “bons élèves” : en tant qu’actionnaires majoritaires et représentés au sein des Conseils d’administration, ils ont tous les atouts pour réellement imposer une politique ESG. Inversement, il est beaucoup plus difficile, voire impossible, pour les gestionnaires de fonds cotés d’imposer des normes ESG à des sociétés dont ils ne détiennent qu’une participation minoritaire et n’ont pas de siège au Conseil d’administration. Certains grands acteurs du PE l’ont compris et font déjà usage de leur poids pour impacter positivement leur portefeuille grâce à l’application de normes ESG.  On constate même l’émergence de nouvelles structures de fonds de PE dont la perspective long terme est orientée sur la pérennité des entreprises et l’amélioration de leur bilan ESG.


Prévoyance – Quelle prévoyance pour les travailleurs de demain ?
Bernard Perritaz, Directeur, responsable pour la Suisse romande, Kessler & Co

La carrière professionnelle stable et complète appartient peut-être au passé. De plus, l’organisation et les formes de travail évoluent et évolueront encore. A quel rythme ? Dans quelles directions ? La prévoyance, et plus encore la prévoyance professionnelle, devra s’adapter, bien au-delà de ce que prévoit le projet LPP21, sous peine de ne plus être en adéquation avec les besoins d’une part croissante des travailleurs.

Journée commune

Journée commune – L’investissement responsable: l’exemple du Québec et de ses fonds de pensions
Rosalie Vendette, experte en finance durable, ex-Mouvement Desjardins

Le secteur financier montréalais et québécois se distingue par un fort taux de pénétration de l’investissement responsable et un dynamisme des acteurs locaux, ce qui contraste avec une réalité bien différente de leurs voisins aux États-Unis. La présentation dressera un état des lieux et des facteurs expliquant ce succès, ainsi que des obstacles qui se dressent sur leur chemin. Une attention particulière sera portée aux régimes de retraite du Québec, tant publics que privés, ainsi qu’aux investisseurs individuels.


Journée commune – L’innovation financière au service de l’impact social : l’exemple des « obligations vertes »
Ousseynou Nakoulima, Directeur, Western Europe Department, IFC (Banque Mondiale)

La crise financière de 2009 a été en partie produite par l’abondance de produits financiers innovants. Le niveau de sophistication permettait de créer de nouveaux types d’actifs pour répondre à l’appétit des investisseurs. La faible maîtrise du risque et des incitations mal conçues ont rendu ces produits toxiques et amené l’économie mondiale au bord du précipice. Dix ans après, nous avons l’impression de vivre la situation inverse. Les inégalités croissantes sont à l’origine de crises sociales au sein des pays et, avec le changement climatique, des difficultés et des mouvements de population apparaissent au niveau global. Des objectifs de développement durable ont été définis, mais les flux financiers mondiaux ne semblent pas suffisamment orientés vers leur financement. Les acteurs publics, asset managers et institutions de développement appellent aujourd’hui à davantage d’innovation pour créer les actifs attractifs qui pourront prévenir ces crises latentes en offrant aux investisseurs des véhicules pour atteindre leurs objectifs d’impact. C’est le cas de l’International Finance Corporation (IFC), membre du Groupe de la Banque mondiale, plus importante institution mondiale d’aide au développement, qui s’est associé récemment à deux gestionnaires d’actifs pour créer des fonds destinés à investir dans des obligations vertes sur les marchés émergents. Ces initiatives ont été accompagnées d’une démarche innovante dont nous allons parler et qui va permettre de stimuler l’offre d’obligations vertes.


Rating de l’Alliance climatique suisse : comment évaluer les efforts de décarbonisation des caisses de pension suisses ?
Dr Laurence Duc, responsable section « Planification environnementale », EBP Schweiz AG, et membre du Bureau de l’Alliance climatique suisse.

L’Alliance climatique suisse est un consortium d’ONG soutenant une politique climatique ambitieuse, juste et durable pour la Suisse, fondée sur les résultats scientifiques et qui vise à la mise en œuvre des objectifs des accords internationaux sur le climat. En tant que vaste alliance de la société civile, elle s’engage à créer des réseaux et à échanger des informations entre les actif·ve·s du climat. En tant que plaque tournante du mouvement climatique, elle cherche et utilise les synergies entre les différentes stratégies. Toutes les institutions financières sont tenues de réorienter les flux financiers de manière durable. C’est également le cas pour les caisses de pension, la Suva et le fonds AVS. Les investissements fossiles représentent un risque non seulement pour le climat, mais aussi pour nos retraites. En effet, les caisses de pension n’ayant amorcé la transition verte que tardivement seront fortement touchée par le déclin économique des industries du charbon, du pétrole et du gaz naturel et verront leur rendement fortement diminuer. La décarbonisation crée de l’espace pour l’essor des énergies renouvelables. Dans cette optique, l’Alliance climatique évalue dans quelle mesure les caisses de pension ont déjà réduit les émissions de gaz à effet de serre de leur portefeuille d’investissement. Plus de 110 institutions sont couvertes, ce qui représente plus de 80% du volume total d’investissement.


Table ronde “Prévoyance Professionnelle Suisse” – Impact environnemental : les caisses de pensions peuvent-elles sauver la planète ?

Participants : Luc ABBE-Decarroux (CIEPP), Yves Cuendet (Patrimonia, inter-pension), Dr Laurence Duc (EBP, Alliance climatique suisse), Florence Germond (CPCL), Georges Godel (CP Etat de Fribourg).

Intervenants

Dr. Laurence Duc, responsable « Planification environnementale », EBP Schweiz AG , membre du bureau de l’Alliance climatique suisse
Dr. Laurence Duc dirige la section « Planification environnementale » chez EBP Schweiz AG. Elle a étudié la biologie à l’université de Lausanne et a obtenu son doctorat en microbiologie environnementale à l’EPF de Zurich (Institut de biogéochimie et dynamique des polluants). Dans son travail, elle conseille communes, cantons et offices fédéraux en termes de protection de l’environnement et d’adaptation aux changements climatiques. Avec l’Alliance climatique suisse, Laurence Duc s’engage pour une place financière suisse innovante et respectueuse du climat. Elle a participé à l’élaboration du rating climatique des caisses de pensions 2020 et des recommandations pour la compatibilité climatique des investissements des caisses de pension. Elle travaille actuellement à l’évaluation chiffrée des risques climatiques pour les caisses de pensions suisses.


Ousseynou Nakoulima, Directeur, Western Europe Department, IFC (Banque Mondiale)
De nationalité sénégalaise, M. Nakoulima est titulaire d’un Mastère en administration des affaires (MBA) de la Harvard University Business School (États-Unis), d’un Mastère en ingénierie et d’un Mastère en mathématiques appliquées de l’École polytechnique et de l’École des mines de Paris. Il possède plus de 15 ans d’expérience dans les domaines de l’énergie, du changement climatique, des services bancaires internationaux et du développement du secteur financier. M. Nakoulima a occupé le poste de directeur du Fonds vert pour le climat en Corée depuis 2014, où il s’occupait des partenariats, des stratégies pays et de l’appui à la préparation des projets sur le plan international. Avant de rejoindre le Fonds vert pour le climat, il a travaillé à BNP PARIBAS de 2009 à 2014 à Paris, puis au Sénégal. Auparavant, M. Nakoulima avait occupé le poste de chargé d’investissement senior à la Banque africaine de développement entre 2002 et 2009, après avoir rejoint la Banque en tant que jeune professionnel.


Bernard Perritaz, Directeur, responsable pour la Suisse romande, Kessler & Co
Bernard Perritaz est arrivé chez Kessler en 2003, après avoir débuté sa carrière à la Bâloise Assurances où, durant plus de dix ans, il a fait du conseil en prévoyance et assurances sociales. D’abord responsable du département prévoyance professionnelle pour la Suisse romande, il est depuis 2007 à la tête de Kessler pour le marché romand, toutes activités confondues, et membre du comité de direction. Bernard Perritaz est un spécialiste reconnu de l’assurance, de la réassurance et de la prévoyance, dont la compétence s’appuie sur une solide formation. En 1993, il a obtenu le Diplôme fédéral en assurance privée, expertise qui s’est vue renforcée en 1994 par un Brevet fédéral en assurances sociales et, en 1998, par un Brevet fédéral en gestion de la prévoyance en faveur du personnel. Sa connaissance du fonctionnement des caisses de pension et son expérience de la gestion d’entreprise ont amené Bernard Perritaz à gérer plusieurs institutions par délégation et à intervenir comme formateur auprès de plusieurs comités paritaires. Il est du reste un orateur apprécié, ce qui explique qu’il soit régulièrement invité à s’exprimer dans le cadre de séminaires ou de manifestations professionnelles.


Rosalie Vendette, experte en finance durable, ex-Mouvement Desjardins
Rosalie Vendette est une experte en finance durable, expertise développée grâce aux postes occupés et aux divers projets menés au sein de l’industrie de l’investissement responsable (IR) au courant des 16 dernières années. Entre 2009 et 2019, elle a été la figure qui incarnait l’investissement responsable au Mouvement Desjardins, où elle coordonnait l’implantation des orientations du Mouvement en matière d’intégration des facteurs environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) dans les encadrements, pratiques d’affaires et divulgations.  De 2003 à 2009, Mme Vendette a réalisé divers mandats au sein du Groupe investissement responsable. Mme Vendette détient une Maîtrise en éthique appliquée de l’Université de Sherbrooke et un Baccalauréat en administration des affaires de HEC-Montréal. Elle a complété avec succès le Programme d’agrément pour professionnels en placement durable offert par l’École de gestion John Molson de l’Université Concordia et le 2e niveau de Fundamentals of Sustainability Accounting, une certification accordée par SASB.


Ophélie Mortier, Stratégiste ISG, Degroof Petercam
Ophélie Mortier est titulaire d’une Maîtrise en sciences commerciales et financières de l’ICHEC Brussels Management School et détient une Certification d’administrateur indépendant. Elle a commencé sa carrière en 2002 en tant que consultante pour les gestionnaires de portefeuille institutionnels chez Pragma Consulting. Ophélie Mortier a rejoint Degroof Petercam en 2005 en tant que Sales and Account Manager et, en 2009, est devenue Stratégiste macro au sein de l’équipe des titres à revenu fixe. Elle est également membre du Groupe de pilotage d’investissement responsable du groupe (Responsible Investment Steering Group), membre du Comité de réflexion de la durabilité des Etats et membre du Comité de vote de la société de gestion. En tant que stratégiste de l’investissement responsable depuis 2012, elle est en charge des initiatives de durabilité, des projets et des méthodologies relatives à l’investissement responsable tout au long du processus d’investissement. En outre, elle guide et met en œuvre toutes les actions environnementales, sociales et en matière de gouvernance (ESG) au sein de la société de gestion d’actifs de Degroof Petercam Asset Management.


Christian Waldvogel, Directeur associé, Renaissance
Christian Waldvogel est Directeur associé de Renaissance, fondation de placement offrant depuis 1997 aux caisses de pensions suisses la possibilité d’investir dans les PME suisses non cotées («buyout» suisse) de manière durable et responsable. Il bénéficie d’une expérience opérationnelle et managériale sur le plan international dans l’investissement (Intel Capital), semi-conducteur (Intel) et telecom (Eutelsat). Christian Waldvogel est titulaire d’un Doctorat de l’Ecole Polytechnique Fédérale de Zürich et d’un Bachelor of Science and Engineering de l’Université de Princeton.

Tarifs et conditions générales

Le prix du séminaire est de CHF 1’800.– pour les dirigeants* d’institutions de prévoyance. Pour les autres participants, le prix du séminaire s’établit uniformément à CHF 2’150.–.

Ces prix sont indiqués hors TVA et comprennent la participation, la pension complète en chambre individuelle pour la durée du séminaire (deux jours / une nuit), les apéritifs et les collations durant les pauses, ainsi que la documentation de cours. Vous avez la possibilité de vous inscrire uniquement pour la Journée commune du jeudi 17 juin 2021 pour le prix de CHF 1’250.– HT (nombre de places limité).

La finance d’inscription est due dès la réception de la confirmation de la participation au séminaire. L’inscription est définitive à réception du paiement. Le nombre de participants étant limité, nous vous recommandons de vous inscrire aussi rapidement que possible. La priorité sera donnée aux représentants d’institutions de prévoyance. Le cas échéant, les organisateurs se réservent la possibilité de limiter le nombre de participants par entité.

L’inscription est nominative et porte pour la participation à la totalité de l’événement. Le partage entre plusieurs participants n’est pas admis.

Il est possible d’annuler une inscription sans frais jusqu’au 14 mai 2021. Au-delà de cette date, un montant correspondant à 50 % de la finance d’inscription sera dû en cas d’annulation. Pour toute annulation faite à partir du 7 juin 2021, la finance d’inscription est due intégralement. Le cas échéant, un remplaçant peut être désigné dans la mesure où les organisateurs sont avertis au moins 3 jours ouvrables avant le début de l’événement. Toute annulation doit être faite exclusivement par voie postale (les annulations par téléphone ou par courriel ne seront pas acceptées).

Les changements de programme, d’intervenant ou d’horaire restent réservés.

* Par dirigeants, nous comprenons les membres du conseil de fondation ou de la direction (directeur, gérant, administrateur, chef de service) d’une institution de prévoyance au sens de la LPP. L’inscription au registre du commerce est notamment déterminante pour définir le statut de dirigeant. Les membres de conseil de fondation qui exercent une activité professionnelle dans le domaine du 2e pilier (consultants, asset managers, auditeurs, etc.) ou auprès d’une compagnie d’assurances ne bénéficient pas du tarif spécial « dirigeants ».

Informations pratiques et plan d'accès

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Lieu

Le séminaire a lieu à Montreux, au Grand Hôtel Suisse Majestic****. Idéalement située au bord du lac Léman, facile d’accès par la route comme par le rail, cette ville offre un cadre exceptionnel, avec sa tranquillité et son point de vue imprenable sur le lac et sur les Alpes.

Les participants et les organisateurs logeront dans le Grand Hôtel qui est situé juste en face de la gare de Montreux. Récemment rénové, cet établissement de standing offre un cadre convivial et chaleureux, des installations modernes et une cuisine de qualité.

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Accès
Le Grand Hôtel Suisse-Majestic de Montreux est situé au numéro 45 de l’avenue des Alpes, directement en face de la gare. Il est donc particulièrement bien situé pour ceux qui se déplacent en train, et nous ne pouvons que vous recommander de privilégier ce moyen de transport.
Consultez l’horaire en ligne.

L’hôtel ne dispose malheureusement pas de parking propre. Ceux qui souhaitent venir en voiture peuvent cependant utiliser le parking payant de la gare de Montreux, qui est situé à proximité.
Consultez l’itinéraire en ligne.

Organisateurs

Les journées de la prévoyance sont organisées conjointement par deux acteurs importants du 2e pilier. Complémentaires dans leurs prestations de service et leur approche, Pittet Associés et PwC feront profiter les participants de leur expertise et de leur expérience dans le domaine.

Partenaire média

Editée par les éditions EPAS, la revue mensuelle Prévoyance Professionnelle Suisse est le partenaire média des Journées de la prévoyance.

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