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Sessions de printemps 2020

Les “Sessions de printemps” sont le rendez-vous historique des Journées de la prévoyance. Aujourd’hui, alors que l’événement fête ses 10 ans, ce sont plus de 300 professionnels du 2e pilier qui se rassemblent à cette occasion dans le cadre magnifique du Grand Hôtel Suisse-Majestic, à Montreux. Répartis en deux sessions de deux jours (mercredi et jeudi, ou jeudi et vendredi), ils passent ensemble la “Journée commune” (jeudi) qui, avec ses intervenants de renom et sa table ronde, fait figure de véritables états généraux de la prévoyance professionnelle en Suisse romande.

En raison de la situation exceptionnelle liée à la crise du coronavirus, décision a été prise de reporter les Journées de la prévoyance (Sessions de printemps) à l’automne. Elles auront lieu, en effet, les 4, 5 et 6 novembre 2020, toujours au Grand Hôtel Suisse-Majestic de Montreux, selon un format et un contenu identiques dans l’ensemble. A noter que le choix d’ateliers et de conférences fait par les personnes inscrites reste valables, et que les conditions générales ont été adaptées. Enfin, consécutivement à ce report, nous avons décidé de renoncer, pour cette année, à l’organisation de la Session d’automne pré-annoncée pour le jeudi 26 novembre au Lausanne Palace.

4-5/5-6 novembre 2020
Grand Hôtel Suisse-Majestic, Montreux, Suisse

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Les Sessions de printemps 2020 ont été reportées aux 4-5/5-6 novembre 2020 en raison de la crise du coronavirus. Inscrivez-vous sans tarder en cliquant sur le lien ci-dessous.

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Brève présentation de l'édition

Les Sessions de printemps 2020 ont été reportées aux 4-5/5-6 novembre 2020 en raison de la crise du coronavirus. Inscrivez-vous sans tarder en cliquant sur le lien ci-dessous.

Après le succès des dix premières éditions, les Journées de la prévoyance 2020, rendez-vous de référence en Suisse romande, réuniront tous les acteurs de la prévoyance professionnelle autour d’un programme attractif d’ateliers et de conférences. Lors de la journée commune du 5 novembre, nous aurons le privilège d’accueillir Mme Elisabeth Bourqui, qui a dirigé, jusqu’en 2019, le Bureau des investissements de CalPERS, le plus grand régime de retraite public américain, qui nous proposera un tour d’horizon mondial des bonnes pratiques en termes d’investissements institutionnels. Mme Rosalie Vendette, experte en finance durable, évoquera pour sa part le succès rencontré au Québec par l’ISR, alors que le grand voisin américain fait figure de mauvais élève en la matière. Enfin, M. Ousseynou Nakoulima, Directeur pour l’Europe de l’Ouest chez IFC à Paris, nous fera mieux connaître les « obligations vertes », et nous expliquera comment l’innovation financière peut service l’impact social.

Le système de milice est-il encore viable ?
Il y a des questions récurrentes dans le 2e pilier, et le rôle des Journées de la prévoyance est certainement de les aborder, notamment à l’occasion du traditionnel débat qui clôt la Journée commune. En fait de question récurrente, celle de la rémunération des membres de conseil de fondation est au nombre des plus polarisante dans la prévoyance professionnelle. A l’heure où même le Conseil fédéral réfléchit à se restructurer (voire à s’élargir), le système de milice est-il encore viable ? Le débat que nous vous proposerons sur ce sujet réunira des représentants de la politique fédérale, des milieux économiques et de la prévoyance professionnelle. A noter que le thème du débat et /ou la composition de ses invités pourraient varier en fonction de l’actualité, et notamment d’une éventuelle session extraordinaire des Chambres fédérales à la même date.

 

Programme détaillé

Mercredi 4 novembre 2020

Dès 09.00 Accueil des participants de la Session 1
09.45 – 11.00 Ateliers 1
11.15 – 12.15 Conférences A
  Repas de midi
13.45 – 14.45 Conférences B
15.00 – 16.15 Ateliers II
  Pause
16.45 – 18.00 Ateliers III
Dès 19.30 Apéritif, puis repas du soir

 

Jeudi 5 novembre 2020 – Journée commune

07.00 – 08.30 Petit-déjeuner
08.30 – 09.45 Ateliers IV
  Pause (Session I)
Dès 09.30 Accueil des participants de la Journée commune et de la Session II
10.15 Début de la Journée commune
10.30 – 11.30 Tour d’horizon international : quelles stratégies pour vivre (ou survivre…) au niveau des investissements ? Quelles idées peut-on en tirer pour le système de prévoyance suisse ?
Conférence de Mme Elisabeth Bourqui (ex-CalPers, ex-CP ABB)
11.30 – 12.30 Investissement responsable : l’exemple du Québec et de ses régimes de pensions
Conférence de Mme Rosalie Vendette (ex-Mouvement Desjardins)
  Repas de midi
14.00 – 15.00 La finance peut-elle sauver le climat ? Les obligations vertes (“Green Bonds”) et les investisseurs institutionnels
Conférence de M. Ousseynou Nakoulima (IFC/Banque Mondiale)
15.00 – 16.15 Débat : la rémunération dans le 2e pilier : amateurisme, milice ou professionnalisme ?
  Pause
16.45 Fin de la Session I
16.45 – 18.00 Ateliers 1
Dès 19.30 Apéritif, puis repas du soir

 

Vendredi 6 novembre 2020

07.00 – 08.15 Petit-déjeuner
08.15 – 09.30 Ateliers II
  Pause
10.00 – 11.15 Ateliers III
11.30 – 12.30 Conférences A
  Repas de midi
13.45 – 14.45 Conférences B
15.00 – 16.15 Ateliers IV
  Pause
16.30 Fin de la Session II

 

Ateliers

Actuariat I – Quelle politique de rémunération adopter dans un contexte de taux bas ?
M. Bernard Romanens, Expert en assurance de pensions, Directeur, Pittet Associés SA
M. Luc Abbé-Decarroux, Vice-président, CIEPP – Caisse Inter-Entreprises de prévoyance professionnelle

La politique interne adoptée pour la détermination du taux d’intérêt crédité est différente dans chaque institution de prévoyance. Quelle marge de manœuvre possède ou s’octroie le Conseil de fondation pour la fixation du taux crédité ? Quels indicateurs sont considérés ? Quels critères de décision sont appliqués ? Dans un contexte de taux bas et de performances volatiles, il n’est pas simple d’assurer un financement et un niveau de prestation à long terme dans la conjoncture actuelle des marchés financiers. C’est là que la politique de rémunération revêt toute son importance !

 


Actuariat II – Réformes du 1er et 2e pilier : quo vadis ?
Dr. Olivier Kern, Expert en assurance de pensions, Directeur, Pittet Associés SA
Dr. Marco Jost, Expert en assurance de pensions, Actuaire ASA, Associé, ppcMetrics AG

Dans le cadre de cet atelier, nous nous intéresserons aux défis et aux enjeux des réformes prévues dans le 1er et le 2e pilier. La réforme AVS 21 pourrait entrer en vigueur au 1er janvier 2022 déjà. Nous montrerons les conséquences pratiques de cette réforme pour le 2e pilier et en particulier les modifications réglementaires nécessaires dans certaines caisses de pensions. Nous traiterons également la proposition la plus récente du Conseil fédéral, respectivement des partenaires sociaux, concernant le projet de révision LPP et discuterons les alternatives possibles. Les participants seront également invités à faire part de leurs idées et à les développer dans le cadre de petits groupes de travail. Finalement, nous analyserons avec les participants les conséquences des modifications de la LPP qui entreront en vigueur au 1er janvier 2021, suite à la réforme des prestations complémentaires.

 


Investissement – Les politiques monétaires des banques centrales et leur impact sur les caisses de pensions
Yann Schorderet, Economiste, Etat de Genève

Les grandes banques centrales poursuivent ou ont récemment repris le biais de l’assouplissement quantitatif. Après déjà 10 ans de pratique de ces politiques monétaires non conventionnelles, où cela va-t-il s’arrêter ? Les politiques ultra expansives doivent-elles désormais être considérées comme ordinaires, à savoir non plus comme des mesures exceptionnelles mais comme des constantes avec qui il faudra désormais compter ? Au cœur de ces pratiques, il est nécessaire de décrypter le système bancaire d’aujourd’hui. Comment marche l’assouplissement quantitatif (QE) concrètement sur les intermédiaires économiques et financiers ? Qui profite ou pâtit de ces politiques, et surtout comment les fonds de pension sont et seront impactés par ces mesures non conventionnelles qui semblent là pour durer ?

 


Gouvernance – Enjeux de la gestion des institutions de prévoyance dans un contexte de tensions – quelle gouvernance adopter, comment mesurer l’efficacité du conseil ?
Philippe Lienhard, PwC, Directeur, Lausanne
Dr Nadège Bregnard, Docteure en finance de l’UniNE et Collaboratrice scientifique à l’OFS pour la statistique des caisses de pensions, Neuchâtel

Les changements socio-démographiques ainsi que l’environnement économique mettent beaucoup de pression à court terme sur les conseils de fondation pour afficher de bonnes performances, possiblement au détriment de la performance à long terme. La complexité grandissante des portefeuilles des caisses de pensions amène les experts à jouer un rôle croissant dans leur gestion. Les nombreuses parties prenantes impliquées ont des intérêts souvent divergents: assurés actifs – retraités, représentants des assurés – représentants de l’employeur, conseil de fondation – direction/actionnaires, consultants en investissements, etc. Leurs interactions sont autant de points de tension qui peuvent donner lieu à des situations où la prise de décision est guidée par les intérêts des parties impliquées plutôt que par l’intérêt général des bénéficiaires de l’institution.

Face à ces enjeux, la gouvernance des conseils de fondation doit s’adapter (rôle du conseil de fondation, compétences de ses membres, processus de sélection des mandataires (gérants de fortune, actuaire, organe de révision, etc), processus de prise de décision, etc). Dans le cadre de cet atelier, les participants discuteront des mécanismes de gouvernance à adopter à la lumière des résultats récents d’une étude qui montre les effets de la gouvernance sur la gestion de fortune et propose un concept de mesure de l’efficacité du conseil.

 


Fiscalité – Actualité et pratique fiscales en matière de prévoyance professionnelle
Gladys Laffely Maillad, expert fiscale, indépendante
Yves Grangier, Expert-fiscal diplômé, Directeur, PwC

Les grands principes définissant la prévoyance professionnelle et introduits dans la loi au 1er janvier 2006 ont été développés par les autorités fiscales et la Conférence suisse d’impôts. Malgré tout, l’interprétation de ces textes légaux n’emporte pas l’unanimité. Quels rôles les autorités fiscales jouent-elles dans le développement de la pratique suisse et internationale en matière de prévoyance professionnelle ?

 


Juridique – Actualité et pratique fiscales en matière de prévoyance professionnelle
Dr Guy Longchamp, titulaire du brevet d’avocat, Chargé de cours UNINE, Directeur, Pittet Associés SA
Me Rayan Houdrouge, titulaire du brevet d’avocat, expert certifié en sécurité sociale, Associé, Lenz et Staehelin

Les tribunaux rendent quotidiennement des décisions qui viennent concrétiser et compléter les normes contenues dans les lois et ordonnances applicables en matière de prévoyance professionnelle. Parmi les jugements rendus, ceux de notre Haute Cour revêtent une importance particulière et donnent une orientation au droit de la prévoyance. L’objectif de cet atelier est de présenter quelques jugements récents du Tribunal fédéral posant des règles générales sur des thèmes importants pour les dirigeants d’institutions de prévoyance et d’en évaluer les conséquences pratiques sur leurs activités. Cet atelier se basera sur des cas pratiques pour vous guider au travers des méandres de l’invalidité, au regard de l’évolution de la loi, de la jurisprudence et de la doctrine.

 

Conférences

Investissement/Durabilité I – La durabilité des Etats : quelle pertinence pour mon portefeuille d’obligations souveraines ?
Ophélie Mortier, Stratégiste ISG, Degroof Petercam

La crise de 2008 a montré à quel point un pays très endetté est en proie aux chocs des marchés financiers. Elle a également soulevé des questions sur la qualité dite « sans risque » des obligations souveraine et montré comment ces obligations sont plus résistantes en période de crise dans les pays présentant un meilleur développement durable. Elle a également montré les faiblesses de certains modèles économiques et financiers, mono-perspectifs, alors que l’existence de nombreux liens entre les facteurs ESG, la croissance et le développement économique à long terme d’un pays a été prouvée.

La recherché académique a démontré qu’il existe une corrélation entre la qualité de la gouvernance des institutions d’un pays et son risque de défaut de paiement. En retour, la bonne gouvernance implique la mise en œuvre de politiques qui favorisent les dimensions sociales et environnementales de la durabilité. En revanche, des facteurs non durables tels que la corruption, le manque de liberté ou la bureaucratie sont connus pour être particulièrement préjudiciables aux investisseurs étrangers.

Notre économie mondialisée est confrontée à des défis majeurs, notamment la croissance démographique, et la rareté des ressources naturelles, les défis technologiques et surtout le risque du changement climatique. Tous ces défis sont interdépendants et ces « interconnectivités » requièrent une approche holistique sur les trois dimensions – environnementale, sociale et de gouvernance – y compris dans l’analyse fondamentale des pays et de leurs dettes souveraines.

 


Investissement/Durabilité II – Impact environnemental et performances financières, objectifs conciliables !
Marc-Olivier Buffle, Senior Product Specialist, Pictet Asset Management

Croissance démographique, vieillissement de la population, percées technologiques dans les domaines de la santé, de l’industrie et de la communication, tels sont quelques-uns des changements profonds qui façonnent notre société. Prendre en compte ces évolutions de long terme dans la gestion de portefeuilles institutionnels devient incontournable.

Face à ces tendances profondes, notre écosystème subit une pression toujours plus forte. D’aucuns appellent cette nouvelle ère l’anthropocène, une période durant laquelle l’homme transforme définitivement son environnement. En parallèle, la population, les acteurs de l’économie et la classe politique mondiale prennent conscience des défis que cette transformation génère, comme jamais ils n’en ont eu l’occasion durant l’histoire.

Les investisseurs font face à une pression croissante induite par cette prise de conscience collective et une attention accrue est mise sur la gestion dite responsable. Pour prendre en compte les problématiques environnementales de manière holistique – au-delà du seul changement climatique—il existe aujourd’hui des outils qui peuvent être adaptés à la gestion active permettant de définir des univers d’investissement à la fois prometteurs du point de vue de leur performance financière et de leur performance environnementale. Il est également possible de mesurer cette performance environnementale et de démontrer de ce fait l’impact positif sur la planète, répondant de cette manière aux attentes croissantes et variées des assurés.

 


Marchés privés – Le Private Equity : « bon ou mauvais élève » en terme d’engagement ESG ?
Christian Waldvogel, Directeur associé, Renaissance

La perception « traditionnelle » veut que le Private Equity (PE) soit considéré comme destructeur de valeur en matière d’investissement durable.  Des articles font fréquemment la Une des journaux en catégorisant le PE comme dévastateur ; au niveau social en terme de réduction d’emplois et de détérioration des conditions de travail; au niveau de la gouvernance ; au niveau de la pérennité financière des entreprises par une gestion à court terme dont le seul objectif est l’augmentation de la profitabilité des sociétés investies. 

Le PE est-il vraiment un si mauvais élève en termes d’engagement ESG ?  Ces reproches sont-ils justifiés ?  Des études académiques récentes mettent en évidence que, contrairement aux idées reçues, le PE a son rôle à jouer dans l’amélioration des conditions de travail au sein des entreprises investies, tout en optimisant les performances financières. 

Le PE est-il susceptible de devenir un “bon élève” en termes d’engagement ESG? Le PE est idéalement positionné pour agir comme vecteur de changement en matière d’ESG. En effet, les gestionnaires de PE disposent des clés nécessaires pour devenir de “bons élèves” : en tant qu’actionnaires majoritaires et représentés au sein des Conseils d’administration, ils ont tous les atouts pour réellement imposer une politique ESG. Inversement, il est beaucoup plus difficile, voire impossible, pour les gestionnaires de fonds cotés d’imposer des normes ESG à des sociétés dont ils ne détiennent qu’une participation minoritaire et n’ont pas de siège au Conseil d’administration. Certains grands acteurs du PE l’ont compris et font déjà usage de leur poids pour impacter positivement leur portefeuille grâce à l’application de normes ESG.  On constate même l’émergence de nouvelles structures de fonds de PE dont la perspective long terme est orientée sur la pérennité des entreprises et l’amélioration de leur bilan ESG.

 

Journée commune

Après le succès des dix premières éditions, les Journées de la prévoyance 2020, rendez-vous de référence en Suisse romande, réuniront tous les acteurs de la prévoyance professionnelle autour d’un programme attractif d’ateliers et de conférences. Lors de la journée commune du 5 novembre, nous aurons le privilège d’accueillir Mme Elisabeth Bourqui, qui a dirigé, jusqu’en 2019, le Bureau des investissements de CalPERS, le plus grand régime de retraite public américain, qui nous proposera un tour d’horizon mondial des bonnes pratiques en termes d’investissements institutionnels. Mme Rosalie Vendette, experte en finance durable, évoquera pour sa part le succès rencontré au Québec par l’ISR, alors que le grand voisin américain fait figure de mauvais élève en la matière. Enfin, M. Ousseynou Nakoulima, Directeur pour l’Europe de l’Ouest chez IFC à Paris, nous fera mieux connaître les « obligations vertes », et nous expliquera comment l’innovation financière peut service l’impact social.

Le système de milice est-il encore viable ?
Il y a des questions récurrentes dans le 2e pilier, et le rôle des Journées de la prévoyance est certainement de les aborder, notamment à l’occasion du traditionnel débat qui clôt la Journée commune. En fait de question récurrente, celle de la rémunération des membres de conseil de fondation est au nombre des plus polarisante dans la prévoyance professionnelle. A l’heure où même le Conseil fédéral réfléchit à se restructurer (voire à s’élargir), le système de milice est-il encore viable ? Le débat que nous vous proposerons sur ce sujet réunira des représentants de la politique fédérale, des milieux économiques et de la prévoyance professionnelle. A noter que le thème du débat et /ou la composition de ses invités pourraient varier en fonction de l’actualité, et notamment d’une éventuelle session extraordinaire des Chambres fédérales à la même date.

 


Journée commune – L’investissement responsable: l’exemple du Québec et de ses fonds de pensions
Rosalie Vendette, experte en finance durable, ex-Mouvement Desjardins

Le secteur financier montréalais et québécois se distingue par un fort taux de pénétration de l’investissement responsable et un dynamisme des acteurs locaux, ce qui contraste avec une réalité bien différente de leurs voisins aux États-Unis. La présentation dressera un état des lieux et des facteurs expliquant ce succès, ainsi que des obstacles qui se dressent sur leur chemin. Une attention particulière sera portée aux régimes de retraite du Québec, tant publics que privés, ainsi qu’aux investisseurs individuels.

 


Journée commune – L’innovation financière au service de l’impact social : l’exemple des « obligations vertes »
Ousseynou Nakoulima, Directeur, Western Europe Department, IFC (Banque Mondiale)

La crise financière de 2009 a été en partie produite par l’abondance de produits financiers innovants. Le niveau de sophistication permettait de créer de nouveaux types d’actifs pour répondre à l’appétit des investisseurs. La faible maîtrise du risque et des incitations mal conçues ont rendu ces produits toxiques et amené l’économie mondiale au bord du précipice.

Dix ans après, nous avons l’impression de vivre la situation inverse. Les inégalités croissantes sont à l’origine de crises sociales au sein des pays et, avec le changement climatique, des difficultés et des mouvements de population apparaissent au niveau global. Des objectifs de développement durable ont été définis, mais les flux financiers mondiaux ne semblent pas suffisamment orientés vers leur financement.

Les acteurs publics, asset managers et institutions de développement appellent aujourd’hui à davantage d’innovation pour créer les actifs attractifs qui pourront prévenir ces crises latentes en offrant aux investisseurs des véhicules pour atteindre leurs objectifs d’impact. C’est le cas de l’International Finance Corporation (IFC), membre du Groupe de la Banque mondiale, plus importante institution mondiale d’aide au développement, qui s’est associé récemment à deux gestionnaires d’actifs pour créer des fonds destinés à investir dans des obligations vertes sur les marchés émergents. Ces initiatives ont été accompagnées d’une démarche innovante dont nous allons parler et qui va permettre de stimuler l’offre d’obligations vertes.

 


Journée commune – Tour d’horizon des meilleures pratiques internationales : comment les caisses de pensions gèrent-elles leurs investissements pour vivre (ou survivre) ? Quelles idées peut-on en tirer pour le système de prévoyance suisse ?
Dr. Elisabeth Bourqui, IMD Lausanne, ex- COIO de CalPERS

Le Canada, la Scandinavie, l’Australie… autant de pays fonctionnant selon des systèmes de prévoyance différents. La mise en place de nouvelles normes de gouvernances et de nouvelles stratégies d’investissement dans certains de ces systèmes ont permis de renforcer le processus d’accumulation et de soutenir la pérennité des systèmes de prévoyance. La Suisse peut-elle s’inspirer de ces grands succès ?

Plusieurs dimensions ont permis ces évolutions positives, malgré les contraintes et difficultés multiples qui caractérisent l’environnement de ces fonds de pensions. La gouvernance, l’organisation des décisions d’investissements, les technologies, l’harmonisation de différentes caisses sous un régime commun, les stratégies dynamiques d’investissement sont autant d’éléments-clés de stratégies gagnantes pour sortir les caisses de pensions du marasme actuel.

 

Intervenants

Dr. Elisabeth Bourqui, IMD Lausanne, ex- COIO de CalPERS
Dr. Elisabeth Bourqui est aujourd’hui Cadre exécutif en résidence à l’IMD à Lausanne. Elle était jusqu’en 2019 Chief Operating Investment Officer (COIO) auprès de California Public Employees Retirement System. CalPERS est le plus grand régime de retraite public américain avec USD 360 mia d’actifs sous gestion et près de 1.9 mio d’assurés en Californie. En tant que COIO, Dr. Bourqui a dirigé les fonctions managériales et opérationnelles du Bureau des investissements. Elle a joué un rôle de premier plan dans la mise en œuvre de stratégies d’investissement, en particulier pour la stratégie de private equity, la stratégie digitale et l’allocation stratégique. Auparavant, Dr. Bourqui a occupé le poste de responsable des actifs et passifs liés aux retraites chez ABB Group à Baden. Dr. Bourqui a également été directeur principal au sein de l’équipe de Mercer Investment Consulting au Canada. Avant cela, elle a travaillé pendant 12 ans au sein de la banque d’investissement Société Générale à New York et au Canada, en tant que responsable des solutions de produits dérivés pour les clients institutionnels canadiens et au sein du groupe Crédit Suisse en gestion des risques. Dr. Bourqui est titulaire d’une maîtrise en mathématiques, ainsi que d’un doctorat de l’École Polytechnique Fédérale de Zurich.

Marc-Olivier Buffle, Senior Product Specialist, Pictet Asset Management
Marc-Olivier Buffle a rejoint Pictet Asset Management en 2014 en tant que Spécialiste produit senior au sein de l’équipe Actions thématiques et est membre du Pictet’s Sustainability Board (conseil de développement durable de Pictet). Avant de rejoindre Pictet, Marc était chez RobecoSAM où il a occupé successivement les fonctions d’analyste principal, de directeur des industries et de directeur de la recherche SI, responsable de la méthodologie de recherche de l’indice de durabilité S & P Dow Jones. Auparavant, il était responsable du développement des activités environnementales chez Danaher Corporation.  Marc-Olivier a débuté sa carrière chez Trojan Technologies à London Canada, où il dirigeait une équipe de recherche et développement axée sur les technologies de traitement de l’eau. Titulaire d’une Maîtrise en ingénierie de l’ETH de Zurich et d’un Doctorat de l’EAWAG en chimie de l’environnement, il est l’auteur de brevets, d’articles scientifiques et de publications techniques et financières.

Ophélie Mortier, Stratégiste ISG, Degroof Petercam
Ophélie Mortier est titulaire d’une Maîtrise en sciences commerciales et financières de l’ICHEC Brussels Management School et détient une Certification d’administrateur indépendant. Elle a commencé sa carrière en 2002 en tant que consultante pour les gestionnaires de portefeuille institutionnels chez Pragma Consulting. Ophélie Mortier a rejoint Degroof Petercam en 2005 en tant que Sales and Account Manager et, en 2009, est devenue Stratégiste macro au sein de l’équipe des titres à revenu fixe. Elle est également membre du Groupe de pilotage d’investissement responsable du groupe (Responsible Investment Steering Group), membre du Comité de réflexion de la durabilité des Etats et membre du Comité de vote de la société de gestion. En tant que stratégiste de l’investissement responsable depuis 2012, elle est en charge des initiatives de durabilité, des projets et des méthodologies relatives à l’investissement responsable tout au long du processus d’investissement. En outre, elle guide et met en œuvre toutes les actions environnementales, sociales et en matière de gouvernance (ESG) au sein de la société de gestion d’actifs de Degroof Petercam Asset Management.

Ousseynou Nakoulima, Directeur, Western Europe Department, IFC (Banque Mondiale)
De nationalité sénégalaise, M. Nakoulima est titulaire d’un Mastère en administration des affaires (MBA) de la Harvard University Business School (États-Unis), d’un Mastère en ingénierie et d’un Mastère en mathématiques appliquées de l’École polytechnique et de l’École des mines de Paris. Il possède plus de 15 ans d’expérience dans les domaines de l’énergie, du changement climatique, des services bancaires internationaux et du développement du secteur financier. M. Nakoulima a occupé le poste de directeur du Fonds vert pour le climat en Corée depuis 2014, où il s’occupait des partenariats, des stratégies pays et de l’appui à la préparation des projets sur le plan international. Avant de rejoindre le Fonds vert pour le climat, il a travaillé à BNP PARIBAS de 2009 à 2014 à Paris, puis au Sénégal. Auparavant, M. Nakoulima avait occupé le poste de chargé d’investissement senior à la Banque africaine de développement entre 2002 et 2009, après avoir rejoint la Banque en tant que jeune professionnel.

Rosalie Vendette, experte en finance durable, ex-Mouvement Desjardins
Rosalie Vendette est une experte en finance durable, expertise développée grâce aux postes occupés et aux divers projets menés au sein de l’industrie de l’investissement responsable (IR) au courant des 16 dernières années. Entre 2009 et 2019, elle a été la figure qui incarnait l’investissement responsable au Mouvement Desjardins, où elle coordonnait l’implantation des orientations du Mouvement en matière d’intégration des facteurs environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) dans les encadrements, pratiques d’affaires et divulgations.  De 2003 à 2009, Mme Vendette a réalisé divers mandats au sein du Groupe investissement responsable. Mme Vendette détient une Maîtrise en éthique appliquée de l’Université de Sherbrooke et un Baccalauréat en administration des affaires de HEC-Montréal. Elle a complété avec succès le Programme d’agrément pour professionnels en placement durable offert par l’École de gestion John Molson de l’Université Concordia et le 2e niveau de Fundamentals of Sustainability Accounting, une certification accordée par SASB.

Christian Waldvogel, Directeur associé, Renaissance
Christian Waldvogel est Directeur associé de Renaissance, fondation de placement offrant depuis 1997 aux caisses de pensions suisses la possibilité d’investir dans les PME suisses non cotées («buyout» suisse) de manière durable et responsable. Il bénéficie d’une expérience opérationnelle et managériale sur le plan international dans l’investissement (Intel Capital), semi-conducteur (Intel) et telecom (Eutelsat). Christian Waldvogel est titulaire d’un Doctorat de l’Ecole Polytechnique Fédérale de Zürich et d’un Bachelor of Science and Engineering de l’Université de Princeton.

Tarifs et conditions générales

Le prix du séminaire est de CHF 1’800.– pour les dirigeants* d’institutions de prévoyance. Pour les autres participants, le prix du séminaire s’établit uniformément à CHF 2’150.–.

Ces prix sont indiqués hors TVA et comprennent la participation, la pension complète en chambre individuelle pour la durée du séminaire (deux jours / une nuit), les apéritifs et les collations durant les pauses, ainsi que la documentation de cours. Vous avez la possibilité de vous inscrire uniquement pour la Journée commune du jeudi 5 novembre 2020 pour le prix de CHF 1’250.– HT (nombre de places limité).

La finance d’inscription est due dès la réception de la confirmation de la participation au séminaire. L’inscription est définitive à réception du paiement. Le nombre de participants étant limité, nous vous recommandons de vous inscrire aussi rapidement que possible. La priorité sera donnée aux représentants d’institutions de prévoyance. Le cas échéant, les organisateurs se réservent la possibilité de limiter le nombre de participants par entité.

L’inscription est nominative et porte pour la participation à la totalité de l’événement. Le partage entre plusieurs participants n’est pas admis.
Il est possible d’annuler une inscription sans frais jusqu’au 2 octobre 2020. Au-delà de cette date, un montant correspondant à 50 % de la finance d’inscription sera dû en cas d’annulation. Pour toute annulation faite à partir du 23 octobre 2020, la finance d’inscription est due intégralement. Le cas échéant, un remplaçant peut être désigné dans la mesure où les organisateurs sont avertis au moins 3 jours ouvrables avant le début de l’événement. Toute annulation doit être faite exclusivement par voie postale (les annulations par téléphone ou par courriel ne seront pas acceptées).

Les changements de programme, d’intervenant ou d’horaire restent réservés.

* Par dirigeants, nous comprenons les membres du conseil de fondation ou de la direction (directeur, gérant, administrateur, chef de service) d’une institution de prévoyance au sens de la LPP. L’inscription au registre du commerce est notamment déterminante pour définir le statut de dirigeant. Les membres de conseil de fondation qui exercent une activité professionnelle dans le domaine du 2e pilier (consultants, asset managers, auditeurs, etc.) ou auprès d’une compagnie d’assurances ne bénéficient pas du tarif spécial « dirigeants ».

Informations pratiques et plan d'accès

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Lieu

Le séminaire a lieu à Montreux, au Grand Hôtel Suisse Majestic****. Idéalement située au bord du lac Léman, facile d’accès par la route comme par le rail, cette ville offre un cadre exceptionnel, avec sa tranquillité et son point de vue imprenable sur le lac et sur les Alpes.

Les participants et les organisateurs logeront dans le Grand Hôtel qui est situé juste en face de la gare de Montreux. Récemment rénové, cet établissement de standing offre un cadre convivial et chaleureux, des installations modernes et une cuisine de qualité.

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Accès
Le Grand Hôtel Suisse-Majestic de Montreux est situé au numéro 45 de l’avenue des Alpes, directement en face de la gare. Il est donc particulièrement bien situé pour ceux qui se déplacent en train, et nous ne pouvons que vous recommander de privilégier ce moyen de transport.
Consultez l’horaire en ligne.

L’hôtel ne dispose malheureusement pas de parking propre. Ceux qui souhaitent venir en voiture peuvent cependant utiliser le parking payant de la gare de Montreux, qui est situé à proximité.
Consultez l’itinéraire en ligne.

Organisateurs

Les journées de la prévoyance sont organisées conjointement par deux acteurs importants du 2e pilier. Complémentaires dans leurs prestations de service et leur approche, Pittet Associés et PwC feront profiter les participants de leur expertise et de leur expérience dans le domaine.

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