Conférences

Les participants aux Journées de la prévoyance 2018 ont le choix de suivre deux conférences parmi trois sujets. Chaque conférence sera animée par un spécialiste et permettra d’approfondir le thème.

Réduction de la marge de manœuvre des Conseils de fondation : la gestion paritaire remise en cause ?

Les attributions conférées par la LPP aux Conseils de fondation sont aussi importantes que la responsabilité qu’ils endossent. Toutefois, en pratique, au nom d’une exclusion du risque plutôt que de sa gestion, les différents acteurs chargés de la surveillance – au sens large – du deuxième pilier édictent règles et autres directives qui indirectement entravent fortement la souveraineté du Conseil de fondation. Notre système de gestion paritaire est donc fortement remis en cause. Nous dirigeons-nous vers une mainmise des organismes chargé de la surveillance sur les paramètres techniques ? La responsabilité des conseils de fondation en est-elle diminuée proportionnellement ? Nous vous proposons un tour d’horizon de la situation actuelle et des évolutions attendues.

Indicateurs de risque : les limites de l’uniformisation et de la comparabilité ?

A l’heure de la standardisation des processus et de l’accession à l’information, la tendance à la comparaison n’épargne pas le monde du deuxième pilier. L’évolution des normes de surveillance et des directives techniques reflète une volonté d’uniformiser les critères de classification des institutions de prévoyance.  Mais le pilotage de l’équilibre financier d’une caisse de pensions ne se limite pas à juger d’indicateurs de risque standardisés, comparaison n’est pas toujours raison !

Les crypto-monnaies : une nouvelle classe d’actif pour les fonds de pension ?

Le phénomène des crypto monnaies est devenu mondial. À ce jour, plus de 1600 crypto monnaies distinctes ont été créées. Mais, au fait, de quoi s’agit-il ? Quels en sont les risques ? Sont-elles régulées ? Constituent-elles une classe d’actif susceptible d’intérêt pour les fonds de pension en Suisse et, le cas échéant, à quelles conditions ?

Transfert entre Actifs et Pensionnés : mythes ou réalité ?

La question des inégalités de traitement entre générations, principalement entre actifs et pensionnés, apparaît régulièrement comme thème de réflexion sur l’avenir du système de prévoyance suisse. Depuis quelques années, cette problématique gagne du terrain et s’immisce dans les décisions des organes dirigeants des caisses de pensions, influençant tant la détermination des paramètres techniques des caisses que les prestations promises.

Un taux technique supérieur au taux de rémunération implique-t-il forcément un transfert de richesse entre actifs et pensionnés ? Le taux technique devrait-il être égal en tout temps au taux de rémunération ? Bien qu’aucune étude reconnue n’a permis de déterminer une approche robuste dans l’évaluation des transferts entre actifs et pensionnés, certains acteurs de la prévoyance ont mis en place des méthodologies d’évaluation de transferts de richesse qui reposent sur ces raccourcis sans fondement économique ou empirique. Quelles réalités, ou quels mythes, se cachent derrière ces approches ?  Permettent-elles vraiment de réduire les déséquilibres entre actifs et pensionnés à long terme (ou viennent-elles au contraire les accroître) ? Quelles réflexions faudrait-il considérer afin d’appréhender au mieux les problématiques de transferts de richesse entre assurés actifs et pensionnés (et employeurs) ?

Transferts financiers entre générations : efficience et redistribution d’un point de vue social et patrimonial

En France, les transferts sociaux aux seniors de plus de 60 ans (santé, retraite, dépendance) s’élèvent à 20% du PIB ‒ soit autant que les transferts au moins de 60 ans, incluant l’éducation ‒, et les transmissions patrimoniales (héritages, donations) à 11% du PIB ; ces pourcentages ont doublé depuis 30 ans. Les seniors possèdent 60 % du patrimoine financier sous une forme peu risquée (quasi-liquidités, immobilier, assurance-vie) qui sert peu aux investissements productifs. L’héritage est reçu de plus en plus tard (à 60 ans en moyenne).

Visant à l’efficience redistributive, l’analyse conduit à proposer trois remèdes : une couverture élargie et obligatoire du risque de perte d’autonomie, financée d’abord par les seniors eux-mêmes ; une taxation plus lourde et progressive des seuls héritages familiaux ; une offre de placements “transgénérationnels”, qui pourraient pallier l’absence de fonds de pensions.

Organisateurs
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